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Société de la couronne du Canada

Histoire, institution et coûts de la Couronne canadienne

Cette section présente les grandes lignes d'une présentation produite par la Société de la Couronne du Canada, portant sur l'histoire, le fonctionnement et les coûts réels de la Couronne canadienne. Parcourez les diapositives ci-dessous à l'aide des flèches.

Faites défiler pour en apprendre davantage — 11 diapositives

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Société de la Couronne
du Canada

Qui sommes-nous ?

Organisme à but non lucratif fondé à Québec en 2021 pour promouvoir la monarchie constitutionnelle canadienne. Présent partout au pays, principalement au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

✦ Partenaire officiel pour la Médaille du couronnement du roi Charles III.
✦ Entente avec Patrimoine canadien — distributeur du portrait royal canadien.

Notre mission

  1. 1Soutenir Sa Majesté le roi Charles III, ses héritiers et les représentants canadiens.
  2. 2Protéger le patrimoine canadien : histoire, culture, coutumes et biens monarchistes.
  3. 3Promouvoir la monarchie constitutionnelle et le Commonwealth.
  4. 4Offrir aux Canadiens un réseau dynamique de partage et d'engagement.
  5. 5Éduquer le public sur la monarchie constitutionnelle canadienne.
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Fondements de la monarchie au Canada

👑 Monarchie constitutionnelle

Depuis la Confédération en 1867, le Canada est une monarchie constitutionnelle. Le Roi est chef d'État, représenté au fédéral par le gouverneur général et, dans chaque province, par un lieutenant-gouverneur.

⚖️ Rôle constitutionnel

Toutes les lois fédérales et provinciales reçoivent la sanction royale. Le gouvernement porte officiellement le titre de « Gouvernement de Sa Majesté ».

🍁 Sa Majesté le roi Charles III

Succédant à sa mère, la reine Elizabeth II, Charles III est roi du Canada depuis septembre 2022. Titre officiel : « Charles Trois, par la grâce de Dieu, Roi du Canada ».

🌐 Commonwealth des nations

Le Canada est un membre actif du Commonwealth. Les Canadiens ne paient rien pour l'entretien des résidences royales situées hors du Canada.

« Nous voulons établir un gouvernement monarchiste. Nous avons voulu, autant que possible, adopter le système anglais. » — Sir John A. Macdonald, débats sur la Confédération, 1865

📜 Le saviez-vous ? En 1865, au moment des débats sur la Confédération, la guerre civile américaine venait tout juste de se terminer. Les Pères fondateurs y ont vu la preuve des dangers d'un système présidentiel divisé, et ont délibérément choisi un modèle monarchique parlementaire, jugé plus stable et moins susceptible de concentrer le pouvoir entre les mains d'un seul chef élu.

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Coût de la monarchie au Canada

~65 M$
Coût total annuel (2022-2023)
1,61 $
Par Canadien, par année
80 %
Payé par Ottawa (fédéral)
20 %
Payé par les provinces

Répartition des dépenses fédérales

Cabinet du gouverneur général — 33,9 M$

Salaire du GG ~350 000 $/an, personnel, résidences (Rideau Hall, Citadelle de Québec).

Cabinets des lieutenants-gouverneurs — 12,7 M$

Salaire ~170 000 $/an + fonctionnement des bureaux provinciaux.

Coût par province et territoire

ProvinceBudget (approx.)Coût/habitantRemarque
Île-du-Prince-Édouard~490 000 $3,35 $Le plus élevé par habitant
Nouvelle-Écosse~981 320 $0,95 $Dépenses vice-royales importantes
Nouveau-Brunswick~700 000 $0,88 $Province bilingue
Terre-Neuve-et-Labrador~450 000 $0,85 $Province atlantique
Saskatchewan~920 000 $0,78 $Province des Prairies
Manitoba~900 000 $0,64 $Province centrale
Colombie-Britannique~1 400 000 $0,58 $3e plus populeuse
Ontario~2 800 000 $0,18 $Province la plus populeuse
Alberta~620 000 $0,14 $Faibles dépenses
Québec~1 302 572 $0,09 $Le plus bas par habitant

Sources : Journal de Montréal (mars 2025), Société de la Couronne du Canada.

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Coût par habitant — comparaison provinciale

Le Québec affiche le coût par habitant le plus bas — la barre dorée le représente.

Î.-P.-É.
3,35 $
N.-É.
0,95 $
N.-B.
0,88 $
T.-N.-L.
0,85 $
Sask.
0,78 $
Man.
0,64 $
C.-B.
0,58 $
Ont.
0,18 $
Alb.
0,14 $
Qc
0,09 $
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Contexte : la valeur de la Couronne

Comparaison des coûts d'institutions publiques ($ par Canadien / année)

CBC/Radio-Canada
32,10 $
Chambre des communes
14,30 $
Sénat du Canada
2,96 $
La Monarchie
1,15 $

💡 La monarchie constitutionnelle est l'une des institutions les moins coûteuses au Canada — 20 fois moins chère que CBC/Radio-Canada. Un système républicain entraînerait des coûts institutionnels nettement plus élevés.

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Remplacer la monarchie par une république : mêmes coûts, mêmes fonctions

Abolir la monarchie ne signifie pas faire des économies — ni nécessairement gagner en démocratie ou en stabilité.

Chef d'État et chef de gouvernement : deux rôles distincts

Au Canada, le Roi (représenté par le gouverneur général) agit comme chef d'État — un rôle cérémoniel, symbolique et garant de la Constitution — pendant que le premier ministre agit comme chef de gouvernement, exerçant le pouvoir politique réel au quotidien. Dans plusieurs républiques, ces deux fonctions sont fusionnées en une seule personne élue, comme aux États-Unis. Cette séparation permet à une figure non partisane de veiller au respect des institutions, pendant que le leadership politique gère les enjeux du jour.

Un souverain non partisan par nature

Un monarque héréditaire n'appartient à aucun parti, n'a jamais fait campagne, n'a aucun électorat à satisfaire ni de donateurs politiques à ménager. Cette neutralité structurelle le place en position unique pour agir impartialement en cas de crise constitutionnelle. À l'inverse, un président élu — même à titre cérémoniel — demeure souvent associé à un parti politique, ce qui peut fragiliser sa capacité à être perçu comme représentant l'ensemble de la population.

Souverain héréditaire contre président élu : les leçons des républiques

Plusieurs exemples illustrent les risques d'un régime où chef d'État et chef de gouvernement se confondent en une seule figure élue et partisane :

  • Italie : plus de 60 gouvernements se sont succédé depuis 1945, malgré (ou en partie à cause de) l'absence d'un chef d'État fort pour stabiliser le système.
  • France : le président de la Ve République cumule à la fois le rôle de chef d'État et un pouvoir politique considérable, une concentration de pouvoir régulièrement critiquée par les observateurs constitutionnels.
  • États-Unis : les événements du 6 janvier 2021, lorsque des partisans du président sortant ont envahi le Capitole après la contestation des résultats électoraux, illustrent comment un chef d'État élu et partisan peut devenir lui-même une source d'instabilité — précisément parce qu'il détient simultanément le pouvoir symbolique et le pouvoir politique, contrairement à un monarque qui n'a aucun intérêt électoral en jeu.

Ces exemples rappellent qu'une république ne garantit ni davantage de démocratie ni une plus grande stabilité. Selon plusieurs indices internationaux de démocratie, les monarchies constitutionnelles — Canada, Royaume-Uni, pays scandinaves, Japon, Pays-Bas — figurent régulièrement parmi les nations les mieux gouvernées et les plus stables au monde, souvent devant des républiques.

= Même budget

ex. Barbade : 232 047 BBD, avant = après (2022-23)

= Mêmes fonctions

Sanction royale, dissolution, nominations : identiques

= Même résidence

State House, Bridgetown : GG → Président, même lieu

Étude de cas approfondie : la Barbade (2021)

La Barbade offre l'exemple le plus récent et le plus documenté d'une transition monarchie-république au sein du Commonwealth, et mérite d'être examinée en détail.

Pourquoi ce changement ?

La démarche s'inscrit dans un mouvement de longue date visant à « compléter le cercle de l'indépendance » entamé en 1966. La première ministre Mia Mottley l'a présentée comme un geste symbolique de rupture avec le passé colonial — et non comme une réaction à un enjeu ou une crise liée à la monarchie elle-même.

Ce qui a concrètement changé

Presque rien : la gouverneure générale Dame Sandra Mason est devenue présidente Sandra Mason — même personne, même résidence, même salaire, mêmes pouvoirs essentiellement cérémoniels.

Ce qui est demeuré identique

Le régime parlementaire de type Westminster a été intégralement maintenu. La première ministre demeure la véritable détentrice du pouvoir exécutif; le poste de présidente reste nommé par le Parlement — exactement comme l'était la gouverneure générale, sur avis du monarque — plutôt qu'élu au suffrage populaire. La Barbade demeure membre du Commonwealth.

Débats et absence de référendum

La transition a été adoptée par un vote parlementaire aux deux tiers, sans consultation populaire directe — contrairement au référendum australien de 1999, qui avait d'ailleurs été rejeté par les électeurs. L'opposition a critiqué le manque de consultation publique, et plusieurs se sont demandé si le changement modifierait réellement quoi que ce soit dans la vie quotidienne des citoyens.

💡 Principe fondamental : abolir la monarchie n'élimine pas le poste de chef d'État. Un président assume les mêmes fonctions, reçoit un salaire équivalent et occupe les mêmes résidences. La Barbade l'a prouvé en 2021 : budget identique à 1 103 920 BBD.

🔄 La transition coûte plus cher : des études estiment la transition républicaine entre 800 M$ et 3 G$ pour le Canada. Ces coûts ponctuels s'ajoutent à un budget identique à aujourd'hui — aucune économie récurrente.

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Exemples concrets : républiques aux coûts identiques

🇧🇧 Barbade (2021)

Monarchie (avant nov. 2021) : GG Dame Sandra Mason, salaire 232 047 BBD, résidence State House.

République (après nov. 2021) : Présidente Dame Sandra Mason, salaire 232 047 BBD, résidence State House. ⇒ Économies : 0 $

🇩🇪 Allemagne et 🇦🇹 Autriche

Ces deux républiques ont adopté, après la Seconde Guerre mondiale, une présidence largement cérémonielle — une réaction directe à la concentration excessive de pouvoir observée durant l'entre-deux-guerres. En Allemagne, le président fédéral est élu indirectement par une Assemblée fédérale plutôt qu'au suffrage universel, un mode de désignation qui n'est pas sans rappeler la nomination du gouverneur général sur avis du premier ministre.

Budget officiel du Bundespräsidialamt allemand : 44,98 M€ (2023) et 47,09 M€ (2024) — plus de 70 M$ CA/an, soit un coût supérieur à celui de l'ensemble de la Couronne canadienne.

Ce que ces exemples révèlent, c'est qu'un changement de régime ne fait pas disparaître le besoin d'un chef d'État — cérémoniel ou non — ni les coûts institutionnels qui l'accompagnent. Adopter un modèle républicain au Canada impliquerait également de nouveaux mécanismes (élection ou nomination d'un président, nouvelle structure administrative), qui généreraient leurs propres dépenses, sans qu'aucune économie nette ne soit à prévoir.

📊 Conclusion : dans tous ces pays, la transition républicaine n'a pas réduit les coûts du chef d'État d'un seul sou. L'argument « la monarchie coûte cher » est réfuté par les faits — et la facture de transition s'élèverait à plusieurs milliards.

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Origines de la monarchie au Canada

Depuis 1534 — une présence royale ininterrompue depuis près de 500 ans

1534 — Jacques Cartier : revendique les terres au nom du roi François Ier de France. Première présence royale officielle en Amérique du Nord, marquant le point de départ symbolique de près de cinq siècles de continuité monarchique.
1608 — Nouvelle-France : Samuel de Champlain fonde Québec sous la Couronne française. Les institutions coloniales, la justice et le commerce s'organisent alors directement au nom du roi de France.
1763 — Conquête britannique : le traité de Paris cède la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne. La Couronne passe alors de française à britannique, mais le principe d'un chef d'État monarchique demeure inchangé pour le territoire.
1867 — Confédération : les Pères fondateurs choisissent délibérément la monarchie constitutionnelle plutôt que le modèle républicain américain, en s'inspirant directement de l'exemple britannique.
1931 — Statut de Westminster : la Couronne canadienne devient autonome et distincte de la Couronne britannique. Le Canada peut désormais mener une politique étrangère indépendante tout en conservant un souverain commun avec le Royaume-Uni.
1952 — Version française de l'hymne royal : le Parlement canadien adopte « Dieu sauve le roi/la reine », version française officielle de l'hymne royal, reflétant la dualité linguistique du pays au sein même de ses institutions monarchiques.
1982 — Rapatriement : la monarchie est inscrite dans la Loi constitutionnelle avec la formule d'unanimité (article 41), rendant toute abolition future extrêmement difficile à réaliser — une conséquence concrète que nous détaillerons plus loin dans cette présentation.
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Pourquoi la monarchie au Canada ?

🏗️ Un choix fondateur délibéré

En 1867, les Pères de la Confédération ont délibérément choisi la monarchie constitutionnelle plutôt que la république américaine, alors marquée par la guerre civile qui venait de se terminer. Ce choix reflétait une volonté explicite de stabilité et de continuité, plutôt qu'un simple attachement à la couronne britannique.

⚖️ Un arbitre non partisan

Le Roi agit comme arbitre neutre au-dessus des partis politiques, garantissant qu'aucun premier ministre ne devienne autoritaire. N'ayant jamais été élu et n'ayant aucune ambition politique personnelle, il peut intervenir de façon strictement impartiale dans les rares situations constitutionnelles délicates.

🛡️ Gardien du gouvernement responsable

La Couronne veille à ce que le premier ministre demeure redevable au Parlement élu en tout temps. C'est elle qui, en théorie et en pratique, incarne le principe voulant qu'aucun gouvernement ne puisse gouverner sans la confiance des représentants élus par la population.

🌐 Continuité et stabilité

La monarchie assure la continuité de l'État indépendamment des cycles électoraux, des changements de gouvernement et même des crises politiques. Contrairement à un mandat présidentiel limité dans le temps, la Couronne ne connaît jamais d'interruption ni de vide de légitimité entre deux titulaires.

🍁 Identité et patrimoine canadiens

La Couronne est profondément intégrée à nos institutions : elle est présente dans les lois, l'armée, la Gendarmerie royale du Canada, la Cour suprême, les passeports et les billets de banque. Retirer cet élément reviendrait à redéfinir une part importante de l'identité institutionnelle canadienne.

📊 Une monarchie efficace et reconnue

Selon plusieurs indices internationaux de gouvernance, les monarchies constitutionnelles comptent parmi les pays les mieux gouvernés, les plus démocratiques et les plus stables au monde — souvent devant des républiques comparables en richesse et en population.

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La monarchie peut-elle être abolie au Canada ?

Formule d'unanimité — article 41 de la Loi constitutionnelle de 1982

🔒 Pourquoi c'est presque impossible

🗳️ L'article 41 de la Loi constitutionnelle exige l'accord du Parlement fédéral ET des dix assemblées législatives provinciales — une seule province opposée suffit à bloquer toute modification touchant la fonction de la Reine, du Roi ou d'un lieutenant-gouverneur.

🚫 Depuis 1982, aucune modification exigeant l'unanimité n'a jamais réussi. Les tentatives de l'Accord du lac Meech (1990) et de l'Accord de Charlottetown (1992) — portant sur d'autres enjeux constitutionnels — ont toutes deux échoué, illustrant la difficulté réelle d'obtenir un consensus unanime entre onze gouvernements.

⚖️ Selon l'expert constitutionnel Emmett Macfarlane : « Le Canada a probablement la constitution la plus difficile à modifier au monde. » Ce constat s'applique avec encore plus de force à toute tentative d'abolir la monarchie.

🍁 Québec : l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité (106 voix) en mai 2025 une motion pour rompre les liens avec la monarchie — un geste politique et symbolique fort, mais qui n'a aucune portée juridique contraignante : une motion d'une seule assemblée provinciale ne peut, à elle seule, modifier la Constitution canadienne ni forcer les autres provinces ou le gouvernement fédéral à agir.

⚠️ Une province ne peut abolir la monarchie unilatéralement : le poste de lieutenant-gouverneur, tout comme celui du Roi lui-même, requiert le consentement unanime de toutes les provinces et du Parlement fédéral. En pratique, cela signifie qu'une réforme républicaine nécessiterait un niveau de consensus politique national que le Canada n'a jamais réussi à atteindre depuis 1982.

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Accès privilégié à l'acquisition du portrait officiel du Roi (Hugo Burnand, Windsor 2024), la Société étant distributeur officiel du portrait pour le Canada en entente avec Patrimoine canadien

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